• Les élus du groupe

Les associations, le cœur du vivre ensemble

Au-delà de leur utilité sociale et économique, les associations ont aussi une « utilité politique », pas toujours prise en compte pour les bons motifs ou avec l’honnêteté nécessaire. Sans compter que cette utilité politique, au sens noble et étymologique, tend à leur être de plus en plus déniée car nos associations se trouvent instrumentalisées. Elles deviennent les « bras armés » des politiques publiques et pour survivre, elles succombent à la tentation parfois. Les associations sont nécessaires à la démocratie. Elles portent un projet, celui de leurs adhérents, et des missions au bénéfice du citoyen. S’interroger sur les relations existant entre nos associations briochines et la ville interroge donc la qualité de notre démocratie.


Soutenir la vie associative est une nécessité à la condition de ne pas en faire une question idéologique car c’est dans la diversité des projets et la variété des porteurs et donc des financements que l’on pourra mesurer in fine le caractère véritablement démocratique du fonctionnement de notre collectivité.


L’argent public se faisant rare, la ville se doit de porter un regard sur la capacité des associations à atteindre les objectifs qui lui sont fixés dans le cadre des conventions. Mais le risque est grand que le soutien ne s’attarde trop sur le poids économique des acteurs associatifs et ne serve que les structures très professionnalisées où le militantisme est moindre.

Nous devons être attentif à la dimension citoyenne de la vie associative et à ne pas confondre le projet associatif avec les « entreprises associatives » qui maîtrisent les méandres des financements et qui laissent parler parfois leurs professionnels au détriment de leurs bénévoles.




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